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Théières - la théière de Yixing : la théière à mémoire par excellence !
La théière de Yixing ( se prononce « Ishing ») La première théière, la plus ancienne aussi est datée de 1513. Elle apparaît en Chine dans la région de Yixing, région depuis longtemps réputée pour la qualité de son thé et de ses céramiques. Cette innovation répond au besoin de l’infusion : une nouvelle méthode de préparation du thé qui réclame un pot particulier. La théière va jouer un rôle important dans le développement des céramiques tant au niveau technique, culturel, qu’économique. En effet, la théière présente et réunit toutes les difficultés techniques de fabrication : l’ajustement du couvercle, le bec verseur, l’anse sont de nouveaux éléments qui s’inscrivent dans la recherche de l’équilibre des lignes. Jeune épouse de la culture chinoise, la théière de Yixing est tôt saluée par les poètes et les lettrés. Elle devient le support d’une expression artistique d’autant plus forte que le thé a toujours été un élément fondamental de cette civilisation. Au 17e siècle, un moine conçoit la théière individuelle sans anse, où l’on boit directement le thé par le bec. Cent ans plus tard, un préfet fait ciseler les premiers décors calligraphiques : maximes, vers, soutras sont gravés à même la théière. L’évolution des formes et des décors garde l’empreinte de l’imagerie de la civilisation chinoise. La faune, la flore, les personnages sont les thèmes de prédilection souvent chargés de symboles : le bambou toujours vert et flexible représente l’image de l’homme vaillant, citrouilles et potirons promettent longue vie et descendance nombreuse… La théière étonne, séduit, fait sourire. Économiquement convoitée la théière de Yixing attise les flammes des fours. Elle traverse les continents, atteint l’Europe au 18e siècle, influence la céramique occidentale. La production s’arrête au début de ce siècle, reprend à partir de la seconde moitié. Le regard de l’Ouest se pose à nouveau sur cette théière attachante faite pour le plaisir des jours. Des profils épurés aux inépuisables fantaisies, l’extrême plasticité de cette terre et sa haute tenue au four ont permis tous les possibles. La théière de Yixing est au service du thé, apprécié de l’amateur pour les qualités intrinsèques de la terre dont elle est faite. Cette terre ferrugineuse se transforme après cuisson à 1200° en grès. Elle garde une porosité qui confère à la théière de Yixing ses qualités idéales : elle conserve la chaleur de l’eau bouillante, ne craint pas les chocs thermiques, se culotte en profondeur. Une théière culottée met en relief parfums et saveurs du thé. Pour obtenir ce dépôt « mémoire des thés passés » qui tapisse les parois internes de la théière, il faut du temps, … du temps, … et le respect d’une règle, une théière pour un thé. La théière en grès de Yixing devient unique avec le temps. En Chine, elle se transmet d’une génération à l’autre. L’Histoire raconte que certains ont tout donné pour obtenir la théière ou plus précisément la touche exquise d’une théière culottée ayant appartenu à un Maître de thé… Conseils d’utilisation : La théière en grès de Yixing est à conseiller pour tous les thés non parfumés avec pour seule consigne une théière par type de thé.
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